Le genre Chamaerops (5/6)
- Le palmier nain -
D’après le chapitre consacré au genre CHAMAEROPS dans le livre de Daniel Jacquemin
« Les Palmiers Ornementaux  pour les climats tempérés »
Editions Champflour (1999)
(contact : villa.palmiero@wanadoo.fr ).
La biodiversite et les variétés :

Grâce à sa grande diversité génétique, l’espèce présente une grande plasticité morphologique. Les feuilles peuvent être plus ou moins souples ou coriaces, de coloration variable (vertes, grises ou bleutées) et de forme variable (segments plus ou moins nombreux et divisés). Les palmes peuvent être recouvertes de poils en forme d’écaille, ce qui leur donne une teinte argentée. Certaines variétés comme la forme « cerifera » ont les palmes recouvertes d’une fine couche de cire. Ce revêtement leur confère une coloration grisée ou bleutée, très similaire à celle des feuilles de Brahea armata.

Depuis des décennies des pépiniéristes et jardiniers ont exploité cette diversité en sélectionnant des variétés qui ont pu décorer de nombreux parcs et jardins. Des horticulteurs ont décrit cette diversité dans des revues spécialisées et ont parfois donné des noms latins pour essayer de caractériser les variétés décrites. Voici quelques exemples de variations sur la morphologie des feuilles :
arborescens : le stipe est solitaire et érigé avec de grandes feuilles ; les drageons sont absents ou extrêmement rares.
elegans : les pétioles des feuilles sont très fins et fragiles et armés de toutes petites épines.
tomentosa : feuilles recouvertes d’un tomentum blanc pulvérulent.
erecta-rigidifolia : feuilles érigées et raides ; les limbes profondément fendus sont incurvés, les segments serrés et repliés, les pétioles fortement déprimés et les bords garnis d’épines longues.
duplicifolia : feuilles largement découpées dont les segments très fins sont doubles.
inermis : pétiole totalement inerme ; feuilles assez petites au limbe récurvé (courbé vers le bas).
tenuifrons : très gracieux palmier aux feuilles largement découpées dont les segments très fins sont doubles. La localisation d’exemplaires de ces variétés, dans des jardins du sud de la France, est donnée dans le livre de Daniel Jacquemin cité plus haut.

Voici quelques exemples de variations sur l’infrutescence ou la forme des fruits, observables sur les plantes femelles :
macrocarpa : spadice rameux ; très gros fruits ovoïdes d’un beau jaune doré, marron à maturité.
dactylocarpa : fruit de grande taille, en forme de doigt.
rutilans : fruit ovoïde moyen rouge foncé.
bicolore : fruit ovale, jaune et rouge.
elongata : fruit allongé fusiforme, jaune maculé de rouge.
palombina : fruit rouge atteignant la grosseur d’un œuf de pigeon.

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Association française des Fous De Palmiers